juin 24, 2014
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Application de la Bio Holographie Dr Marina Shaduri

Le cancer peut toucher n’importe qui – les jeunes et les plus âgés, les riches comme les pauvres, les femmes, les hommes, les enfants – cela représente une énorme charge financière et émotionnelle pour les patients, leur famille et la société. Le cancer est la majeure cause de décès dans le monde, particulièrement dans les pays industrialisés. Cependant beaucoup de ces décès pourraient être évités. Plus de 40 % de tous les cancers peuvent être prévenus. Les autres s’ils étaient détectés précocement, pourraient être traités et guéris. En 2005, il y a eu 58 millions de décès dans le monde et 7,6 millions étaient dus au cancer. En 2014 nous approchons les 9 millions de décès par cancer. De nombreux tests biologiques existent : imagerie médicale, radio, scanner, I.R.M., scintigraphie etc. mais aussi prélèvement, biopsie, Anapath etc. autant de techniques qui requièrent des médecins formés à la lecture des images, au prélèvement, à l’interprétation visuelle microscopique des coupes de tissus à la recherche de cellules anormales, donc autant d’erreurs dues aux manipulations, préparations, examens et interprétations. Le dépistage de masse par mammographie, scanner, soulève le problème des radiations supportées par les patients. Les chercheurs soutiennent, qu’un individu ayant passé deux ou trois examens de ce type, a reçu peu à peu autant de radiations que les habitants des régions voisines d’Hiroshima et de Nagasaki quand des bombes atomiques y ont été larguées à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les enfants courent encore plus de risques puisque leurs tissus sont encore en développement. Il est connu que l’interaction entre le patrimoine génétique d’un individu et les facteurs environnementaux, contribue au développement du cancer, bien que les mécanismes intrinsèques de sa formation restent none élucidés. Un tel degré d’incertitude dans la théorie du cancer est en rapport avec l’incompréhension de l’essence même de la vie. La vie avec toutes ses diversités, son pouvoir prospère, son évolution permanente et sa capacité à s’organiser et s’adapter, reste un problème insoluble pour l’humanité, malgré les énormes progrès en sciences biomédicales. Seulement récemment, il est devenu possible de trouver certaines réponses au sujet de questions en relation avec le fonctionnement et le développement des systèmes naturels, et ce grâce à la découverte de phénomènes physiques inconnus jusqu’alors. Plus de 10 000 patients furent examinés pendant ces 10 dernières années selon cette méthode qui prouve que les hologrammes affichés à la surface du corps et en provenance de l’organisme tout entier, pouvaient être utilisé pour une évaluation générale de la santé d’un individu, révélant ses problèmes structurels et où fonctionnel dominant. Lors d’une étude randomisée en double aveugle cette nouvelle aux lots imagerie à identifier avec précision 0 % de sujets atteints de cancer. Marina Shaduri nous exposera le résultat de ses recherches et en quoi cette nouvelle technologie va révolutionner la médecine de demain.

juin 17, 2014
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Réserve Quiescente André Gernez Prévention du Cancer vu par Pierre Delahousse

Les néo-postulats biologiques que le Docteur André GERNEZ a apporté à la science et à la médecine sont des novations essentielles et fondamentales qui bouleversent l’approche pathogénique des maladies dégénératives.
La réfutation des dogmes du « double cycle cellulaire » et de la « fixité neuronale » date d’un demi-siècle et n’est plus contestée aujourd’hui.
Le Docteur André GERNEZ a créé le terme de « réserve quiescente » et défini avec clarté le nom et la fonction des cellules souches dont chacun connaît la bonne fortune scientifique actuelle … ainsi que les questions éthiques que leurs sources soulèvent.
Ces données biologiques nouvelles sur la cinétique cellulaire ouvre une voie d’avenir pour l’élucidation de la pathogénie de nombreuses affections ; elles sont le socle de recherches pratiques et de développements considérables en cancérologie, maladies cardiovasculaires, sclérose en plaques, schizophrénie, maladies de Parkinson et d’Alzheimer, etc…
Parmi ces recherches, celles portant sur l’action et l’utilité de la somathormone dans l’évolution des maladies dégénératives occupent une place prépondérante.
Dès à présent, ces découvertes permettent la mise en oeuvre de méthodes de prévention actives qui seront développées au cours de l’exposé en matière cancérologique.
L’apport du Docteur André GERNEZ à la biologie et à la médecine moderne est considérable. Cet esprit brillant, à la démarche intellectuelle originale, a permis par le rapprochement de faits scientifiquement démontrés, la récusation de postulats erronés, universellement admis, mais jamais vérifiés, parce qu’ils avaient été émis il y a plus d’un siècle, par des Maîtres incontestés de l’université. L’abandon du double cycle cellulaire, de la fixité neuronale, les notions de « réserve quiescente » et de cellule souche (termes qu’il a créés) seront explicités. De ces novations biologiques émanent des bouleversements dans le traitement et la prévention des maladies dégénératives, à savoir : le cancer, l’athérosclérose, et partant, les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives, telles la sclérose en plaques, la schizophrénie, les maladies de Parkinson, d’Alzheimer et … d’autres. Ne pouvant les aborder toutes, l’exposé s’attachera à expliquer et préciser les différents moyens de prévention active du cancer et le rôle de la somathormone dans le développement de toutes les maladies dégénératives.

 

juin 13, 2014
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Dt Jean-Pierre Willem « POurquoi Guérir quand on peut prévenir! »

Le Docteur Jean-Pierre Willem est Chirurgien, anthropologue, spécialiste des médecines traditionnelles. Il est né à Villers-Cernay dans les Ardennes. A été assistant du docteur Albert Schweitzer au Gabon, avant d’exercer dans de nombreuses régions du monde. Jean-Pierre Willem est président de plusieurs associations : des Médecins Aux Pieds Nus, de la Faculté libre de Médecine Naturelle (FLMNE) et de l’Association Biologique Internationale C’est après avoir inauguré en 1985 la première chaire de Médecines Naturelles à la Sorbonne, qu’il fonde en 1987, la Faculté Libre de Médecines Naturelles et d’Ethnomédecine. Son enseignement original ouvrait sur de nouvelles approches médicales et des techniques de pointes permettant l’élargissement de l’art de soigner et de guérir, offrant une alternative à la thérapeutique occidentale traditionnelle.

juin 13, 2014
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Dr Natasha Shaduri « La Bio holographie en temps réel »

Les mécanismes holographiques en temps réel dans les systèmes vivants ont été découverts en 2000. Cette étrange manifestation de fonctionnement du corps est difficile à croire, mais elle est bien réel et reproductible. Cette vidéo présente une démonstration en temps réel de l’imagerie holographique. Ce phénomène est étudié et mis en œuvre dans le diagnostic médical comme un outil de détection de cancer automatisable pour un stade précoce d’un processus cancéreux de n’importe quel type.

juin 11, 2014
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La Méthode Kousmine Vu par le Dr Bondil

Durant toutes ses études Catherine Kousmine n’a rencontré qu’un seul cas de cancer chez un enfant. Ce cas exceptionnel avait d’ailleurs suscité la curiosité de tout l’hôpital. Pédiatre à Lausanne, dans les années trente elle remarque que cette maladie du troisième et quatrième âge, touche de plus en plus les sujets jeunes. La perte en clientèle de deux enfants de dix et douze ans (et son impuissance face à cette terrible maladie) la motive à chercher pourquoi le cancer touche désormais les enfants ?

La lecture des écrits sur le cancer ne lui apporte aucune explication. Pour elle la Nature est ‘intelligente’ et ne fait pas les choses pour rien. Elle décide donc de faire ses propres recherches. Celles-ci dureront plus de quinze ans pendant lesquelles elle élèvera dix-sept mille souris. Chez elle les souris cancéreuses provenant de l’Institut Curie (Paris), programmées pour mourir en six mois de cancer de la mamelle, ont un taux de survie significatif. En fait elle ne les nourrit pas de la même façon qu’à Paris. Elle en déduit que l’alimentation a sans doute un rôle dans la survenue du cancer et cherche les différents aliments et comportements favorisant cette maladie. Patiemment elle met en évidence une relation entre intestin et foie déficients et la survenue du cancer. Pour elle « le cancer a une raison d’être ».

Dans les années cinquante, son premier malade cancéreux a une espérance de vie de deux ans. En suivant ses recommandations il est encore en vie en 1985 ! Ce premier résultat sera confirmé ensuite par d’autres tout aussi étonnants. Elle est convaincue du bien fondé de son approche et en conclut : « Il faut supprimer le besoin du cancer avant de supprimer le cancer lui-même ».

En 1978 mon père (68 ans) est opéré d’un cancer primitif du poumon. Je fais la connaissance de Catherine Kousmine et applique son traitement. Mon père survivra douze ans sans récidive. C’est le point de départ de mon engagement dans cette approche médicale qui deviendra ‘La méthode Kousmine’.

juin 11, 2014
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Raphaël Colicci et Pierre Rabhi

Toute notre évolution depuis le néolithique est lié à notre comportement alimentaire. En devenant sédentaire, l’homme va s’enraciner en un lieu, cultiver la terre en sélectionnant au fil du temps des céréales, des légumes, des arbres, en élevant des animaux et ainsi créer son biotope dans sa biodiversité.

Ce bien commun de l’humanité avec l’industrialisation et la mondialisation va très vite se dégrader. Aujourd’hui, nous avons perdu plus de 60% du capital végétal et animal. Ce patrimoine vivant et résistant aux maladies faisant partie de notre écosystème a disparu. Les méthodes de culture intensive ont  violé les lois de la vie fondamentale du sol, de l’eau et de l’air. L’homme s’est déconnecté de la Terre mère. Il est sorti des règles fondamentales de la nature dans laquelle il puisait son énergie et son art de vivre.

La cellule cancéreuse, elle aussi, est devenue anormale et se met en mutation.

Cette réalité est elle réversible ?quel est le message ?

Cette situation, que ce soit pour le cancer ou la destruction de la planète, nous crée une obligation de changement. Quels actes devons-nous poser ?

 

Redonnons à la terre sa fonction nourricière et sa part de Sacré. Cultivons notre terre avec une grande attention à restaurer la vie du sol. Il doit être capable de se régénérer pour mieux nous nourrir et renforcer nos défenses immunitaires.

Cette alimentation vivante nous permet d’élever notre conscience, d’être en émerveillement devant la nature, de nous rapprocher des rythmes qui régissent la Terre pour être en harmonie avec les astres et les saisons , d’être en fait plus fort face à la maladie .On sait que huit ans  en moyenne séparent les premières cellules cancéreuses et ses manifestations cliniques . Il nous appartient de changer ce processus en intégrant dans notre nourriture des aliments riches en antioxydants et éviter ceux qui oxydent nos cellules. Renouer avec la nature, c’est se libérer du stress et  réduire les attaques de radicaux libres. Réapprenons les choses simples de la vie. Allons vers la souveraineté alimentaire. Faisons en sorte que la puissance et la beauté de la Terre s’occupe de nos cellules.

déc 9, 2013
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Dr Natascha Campbell mc bride « Le syndrome enteropsychologique

Il existe une relation indéniable, étiologique, et directe entre la perturbation de la flore intestinale générée par l’alimentation erronée de l’individu concerné, la mauvaise qualité de ses muqueuses intestinales, et le déséquilibre de son immunité, entrainant des troubles de santé somatiques et surtout psychiques.

Natasha Campbell McBride nous énoncera clairement l’impact de ce mécanisme physio- pathologique sur des syndromes psychiatriques sévères tels que la schizophrénie, l’autisme, la dépression, l’hyperactivité avec déficit d’attention, et la dyslexie!

C’est le syndrome entéropsychologique!

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Le Docteur Natasha Campbell Mc Bride a fondé la clinique de nutrition de Cambridge en 1998.
Elle est diplômée de la faculté de médecine, et est spécialiste en neurologie et en nutrition humaine.

Dans sa clinique, elle s’est spécialisée en nutrition pour enfants et adultes souffrant de troubles de l’apprentissage et du comportement, ainsi que pour les adultes souffrant de maladies auto – immunes et de troubles digestifs.
Son livre “ Le syndrome entéropsychologique GAPS ( Gut and Psychology Syndrome) s’est vendu de par le monde à 80 millions d’exemplaires!

déc 9, 2013
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Joël Sternheimer « Langage musical du vivant »

Le physicien Joël Sternheimer estime que la science moderne violente la nature quand, pour tenter de la comprendre, elle la casse en morceaux. Abordant le monde d’une façon à la fois plus synthétique et plus esthétique, le savant, qui est aussi un artiste, a découvert des lois révolutionnaires au cœur de la matière et de la vie. Des lois de résonance harmonique, qui prouvent – scientifiquement – que la musique peut influencer l’épanouissement des êtres vivants.
De l’expression de notre ADN découlent des
successions d’ondes spécifiques lors de la
synthèse des protéines. Les transpositions de
ces ondes dans la zone des fréquences audibles
ont des propriétés particulières, tant mélodiques
qu’harmoniques et rythmiques. Issues des
recherches de Joël Sternheimer en physique
théorique, ces transpositions d’ondes sont nommées Protéodies. Elles découlent de la nécessaire réintégration du sujet dans la science.
Face aux enjeux auxquels notre civilisation se trouve confrontée, un changement de paradigme apparaît nécessaire et les protéodies illustrent de manière concrète un tel changement dans la manière dont nous concevons nos relations et dont nous les vivons. Relations avec l’autre, relations avec soi, relations avec nos cellules et molécules, relations avec la matière.
un changement de paradigme apparaît nécessaire
Jean-Marie BAUMIER, élève de Joël Sternheimer et formateur en Génodique, propose une explication originale, à la croisée des sciences physiques, biologiques et musicales, et montre comment le dialogue avec nos molécules peut permettre de répondre à des problématiques de vie comme peuvent l’être les syndromes
la musique peut influencer l’épanouissement des êtres vivants.

dépressifs. La réaction subjective à l’écoute d’une protéodie est une notion essentielle, qui devient un critère de choix, de diagnostic et de résolution.
Nous verrons aussi les applications directes qui peuvent être réalisées : • Solutions substitutives aux traitements dans l’agriculture,
• Perspectives chez l’homme et les animaux.
Joël Sternheimer est un chercheur, docteur en physique théorique, diplômé de l’Université de Princeton (où il rencontra Oppenheimer). Il fut entres autres conseiller scientifique pour la Cité des Sciences et de l’Industrie, lauréat du prix Philips en 1999 et détenteur d’un brevet sur la stimulation de la croissance des plantes par des séquences musicales. Ses recherches controversées portent sur la mise en évidence d’une relation entre la synthèse des protéines et des règles d’ordre musical, relation observée lors de l’accrochage des acides aminés sur leur ARN de trasnfert. Ces fréquences d’accrochage seraient transposables dans la bande audible via une batterie de calculs quantiques faisant intervenir des équivalences d’échelles, encore appelées ondes d’échelles. Il serait alors possible de stimuler ou d’inhiber le taux de synthèse d’une protéine par une suites de notes correspondant à cette protéine. Ces courtes séquences « mélodiques » ou « protéodies » (contraction de protéine et mélodie) seraient une ‘proto-musique’ intérieure à la cellule vivante, contrôlables, ou plutôt reconnaissables par le sujet écoutant.
Docteur en physique théorique (3e cycle) (Lyon, 1966).
Licencié ès sciences mathématiques (Paris, 1964).
Diplômé d’études supérieures de math. approfondies (Paris, 1964). Lauréat “Ettore Majorana scholarship” 1966 (Erice, Sicile). Graduate alumnus *67 de l’Université de Princeton (U. S. A.). Titulaire des brevets n° FR 83 02122, FR 92 06765 et extensions. Lauréat du prix Philips 1999.
Tel est le “CV” de Joël Sternheimer plus connu des vinylmaniaques sous le nomd’Évariste…
Jusqu’en 1967: il était étudiant et chercheur aux universités de Lyon, Paris et Princeton; publications, doctorat sur les particules élémentaires.
Par la suite, grâce à l’apport financier généré par ses activités artistiques, il redevient le chercheur Joël Sternheimer.
En tant que chercheur indépendant il a notamment travaillé sur la théorie révolutionnaire de la stimulation des plante

oct 29, 2013
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Dr Jean-Noël Fabiani

Le Professeur Jean-noël Fabiani est chef de service à l’Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, où il di- rige le département de chirurgie cardiovasculaire. il est également professeur à l’université Paris-Descartes et fut chargé de l’enseignement de l’histoire de la médecine pendant dix ans à la faculté. son ouvrage Ces histoire in- solites qui ont fait la médecine (Plon, 2 volumes) a rem- porté le prix Jean-Bernard 2012 de la Fondation pour la recherche Médicale. après les événements de mai 1968,

les french doctors s’engagent dans l’aventure de la médecine humanitaire qui abouti- ra à la création de « Médecins sans frontières ». au fin fond du sahel, en Haute-Volta, Jean-noël Fabiani, alors interne des Hôpitaux de Paris, prend en charge la chirurgie dans un hôpital de brousse où il doit traiter des malades dont il ignore la pathologie et les mœurs. Youssef, l’incontournable marabout de Fada n’Gourma, le guide dans les méandres de l’univers africain et lui enseigne sa médecine rituelle faite de recettes ancestrales et de magie. Comment traiter une plaie thoracique provoquée par le javelot d’un chasseur qui sort de la poitrine en battant au rythme du cœur ou que faire devant les conséquences de l’excision des femmes lors des accouchements ? Quelle est cette maladie qui ressemble à la variole théoriquement disparue de la sur- face de la terre ?

juin 10, 2013
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L’origine du Langage par Yasmina Veillon

Nous baignons dans le langage. Se poser la question du langage, c’est déjà y recourir. La théorie qui voulait que le langage soit notre seule porte d’entrée sur le monde a perdu de sa prégnance, il n’en reste pas moins que son étude est riche d’accès. Processus biologique, processus syntaxique, processus de parole, ect. Le langage est un objet-tiroir, mais c’est aussi un enjeu ; penser son fonctionnement, ses effets ou ses origines, c’est aussi – et peut-être surtout – penser le monde. Il nous sera donc nécessaire, au cours de cette chronique, de revenir sur les visions du monde qui ont accompagnés certaines théories du langage. Cela, nous le ferons notamment en abordant les liens entre pensée, culture et langage. Nous l’aborderons aussi à travers un exemple plus situé, celui du langage du poète dans le XIXe siècle finissant. Mais avant cela, ce sont les origines et le fonctionnement biologique du langage qui vont nous intéresser. L’étude de ces derniers aspects a quelque chose de déroutant. Elle nous fait passer en un clin d’oeil de la preuve à l’hypothèse sans réponse. Bien plus, une chose est à peine affirmée, qu’elle pose une nouvelle question. Cela s’explique du fait de la jeunesse des disciplines qui en ont fait leur objet, les sciences cognitives, les sciences de la préhistoire, différentes branches de la psychologie, de la biologie, et de la linguistique. Cela se comprend aussi en raison des médiations, temporelles ou physiques, qui supposent son appréhension. Aller vers le langage suppose de faire des détours, en l’occurrence par l’histoire, les IRM ou la grammaire. Notre programme est donc un itinéraire de découverte. Le challenge est d’en savoir plus, mais surtout de s’initier aux questions que soulève cette faculté. Sa localisation interdisciplinaire est un atout comme un inconvénient. Atout de complexité et de complétude, nous nous pencherons avec lui sur de nombreux tiroirs. Mais de ceux-ci, nous serons réduit à ne tracer que les grandes lignes, sans quoi nous nous perdrions dans des débats internes aux disciplines, qui nous embrouilleraient surement, sans nous avancer vraiment.

En ces termes, nous pouvons commencer notre parcours. Il nous mène aujourd’hui en des temps reculés, chez les premiers hominidés. Quoi de mieux que les origines du langage pour s’engager dans ce riche sujet.

 

Singes et langage

 

Lorsqu’en 1871 Darwin publia son fameux The Descent of Man, dans lequel on lu la filiation de l’homme et du singe, ce fut un véritable tollé. Les caricaturistes se firent une joie de le représenter mi-homme mi-singe, de le « singer »,  se faisant  ainsi l’écho de l’opinion générale. Ces réactions étaient proportionnelles à ce qui était alors en jeu : la spécificité, et surtout l’honneur de l’homme. Non seulement Darwin brouillait une frontière, mais il plaçait l’homme au rang de l’animal, considéré comme le lieu des pulsions, l’antithèse de l’idéal de l’homme civilisé.

Se poser la question des origines de l’homme, et en ce qui nous concerne du langage, c’est avant toute chose se pencher sur cette frontière. Nous savons aujourd’hui que le monde animal est bien plus qu’un monde de pulsion, et qu’il n’est pas un, sinon des mondes. Nous savons aussi que l’homme ne descend pas du singe, que les grands singes (gorille, gibbon, chimpanzé, orang-outan) sont de lointains cousins.

 

Robert Yerkes, psychologue américain, fut le premier à se demander si les singes avaient des représentations mentales, au début du XXe siècle. Il s’opposait alors au courant de psychologie behavioriste, fondé par John Broadus Watson, pour lequel les comportements étaient appris, et résultaient de l’enregistrement de réactions propices à des stimulis extérieurs. En d’autre termes, l’intérieur animal ou humain serait une tabula rasa sur laquelle viendraient se graver – une fois pour toute – le comportement à adopter face à certaines circonstances.

L’étude du comportement animal augmenta tout au long du siècle, notamment avec l’éthologie. Concernant le langage, plusieurs expériences furent faites pour savoir si les singes pouvaient apprendre à parler. Le couple Kellog, sur le point d’avoir un enfant, décida d’adopter un singe nouveau-né pour l’élever lui, et voir ainsi s’ils pourraient tous deux parvenir au langage. Le petit humain Donald et le petit chimpanzé Gua devinrent de bons copains, ils apprirent au même rythme à jouer, s’habiller, tenir une fourchette.  Il n’y eu qu’un point sur lequel Donald prit l’avantage : la parole. Toutes les expériences amenèrent les mêmes conclusions : les chimpanzés peuvent apprendre des mots et des chiffres, en lange des signes, mais ils ne peuvent pas fournir une expression plus complexe, ni se détacher du contexte.

Cependant, la réponse à la question de Robert Yerkes est oui, les singes ont des représentations mentales. Jean-Louis Dessalles, chercheur en intelligence artificielle et spécialiste du langage, nous rapporte pour affirmer cela, que les singes vervets évaluent les différents cris qu’ils émettent, en fonction de ce qu’ils veulent annoncer. Cela veut dire qu’ils n’ont pas un panel de réponses fixes pour chaque cris, comme l’aurait voulu le behaviorisme. Chaque cris renvoie bien a une situation précise (là, il y a un jaguar) mais les données du contexte sont aussi prises en compte, chaque cris est toujours nouveau, car il se réalise dans un contexte particulier, que le singe vervet analyse. Jean-Louis Dessalles et Jean-Pierre Dortier, autre spécialiste du langage, s’accordent pour dire qu’il ne faut pas voir l’absence de langage comme un manque pour les singes, et plus généralement les animaux. Oiseaux, chevaux, singes, chiens, hommes, chacun son univers de sens. Le langage est simplement une spécificité des humains, comme la trompe pour les éléphants…

 

Origines anatomiques du langage

 

Le premier moyen de se pencher sur la question des origines du langage est  de passer par l’anatomie. Plusieurs facteurs rentrent en compte : le larynx, l’os hyoïde (os entre le larynx et la partie antérieure du cou), et dans le cerveau, le lobe frontal, l’aire de Broca et l’aire de Wernicke.

Le larynx est ce qui permet l’articulation et la production sonore. Il est trop reculé chez les singes pour que ceux-ci puissent articuler. Les recherches en paléoanthropologie montrèrent dans un premier temps que seul le larynx d’Homo Sapiens, notre ancêtre direct apparu il y a 150 000 ans, permettait l’articulation du langage. Cela congruait alors avec d’autres hypothèses que nous verrons plus loin. Il fut ensuite découvert que l’os hyoïde d’Homo Neandertalis (-350 000 à – 30 000 ans), était situé de telle sorte qu’il aurait pu parler lui aussi. Les dernières recherches ont montré qu’Homo Erectus (- 1,9 millions à -0,5 millions d’années) avait lui un larynx similaire à celui d’un enfant de six ans (le larynx du nouveau-né est trop serré, il s’élargie pendant la croissance). Ce qui laisse penser qu’il aurait aussi pu jusqu’à un certain point articuler.

Cela va dans le sens des recherches en biologie évolutionniste, qui montrent que le lobe frontal s’est développé depuis 2,5 millions d’années. Le lobe frontal s’occupe dans les grandes lignes du raisonnement abstrait, de la planification, et du langage. L’aire de Broca se situe dans le lobe frontal, elle s’occupe de l’aspect parler, de la production du langage. Elle serait présente chez Homo Habilis, il y 2,6 millions d’années. L’aire de Wernicke se situe dans le lobe temporal gauche. Elle s’occupe de l’aspect comprendre, du traitement des paroles entendues. Elle est plus ancienne.

Cette perspective anatomique n’est cependant pas suffisante. Elle montre qu’il y des raisons de penser que le langage était présent grosso modo il y 2 millions d’années, mais ne nous en dit pas plus sur les raisons de son apparition. Là, Jean-Louis Dessalles nous met en garde contre les explications panglossiennes  de type : le langage est un moyen bien efficace de raconter des histoires (M. Turner), de négocier (S. Pinker et P. Bloom), de maintenir les relations sociales (R. Dunbar), de repérer les menteurs (J-L. Dessalles), donc nous avons le langage.

 

Pourquoi le langage est-il apparu ?

 

Cette question est piquante. Le sujet était en vogue au XIXe siècle, et donnait lieu à tellement d’inepties et de théories abracadabrantesques, que la Société de linguistique de Paris interdit en 1866 toute recherche et publication au sujet des origines du langage. Il fut mis de côté pendant un certain temps, jusqu’à revenir sur le devant de la scène dans les années 50-60. Je retracerai la thèse principale à ce moment-là, puis celle de Jean-Pierre Dortier.

La première vision était celle de l’homo faber, l’homme artisan. Grâce à la descente des arbres et à l’acquisition de la bipédie, l’homme en germe s’était libéré les mains, ouvrant ainsi la voie aux outils, et donc à l’organisation collective, et donc au langage, et donc au raisonnement abstrait. Je force volontairement les traits, mais malgré des débats d’articulation entre les termes, l’idée d’ensemble donnait bien à l’outil le primat sur le reste. Il donnait aussi au langage le primat sur l’intelligence. De plus, comme je l’évoquais plus haut, l’apparition du langage était située il y a environ 40 000 ans, c’est-à-dire lors de l’entrée d’Homo Sapiens en Europe, et avec l’art pariétal (envisagé comme la naissance de l’art, et donc de la pensée symbolique).

L’on sent pointer quelques idéologies derrière, mais l’on voit aussi que cette apparition semble se dérouler petit à petit, faire son bonhomme de chemin graduellement. Or, on sait désormais que l’évolution n’est pas un processus linéaire, mais buissonnant. Cela veut dire que les espèces apparentées se transforment et dérivent bien les unes des autres, mais qu’elles coexistent, et ne passent pas forcement de l’une à l’autre, comme le voudrait un schéma linéaire. Il en est de même pour les processus évolutifs, qui ne développent pas petit à petit, sinon par phases. Par ailleurs, si les découvertes anatomiques, comme nous l’avons vu, font supposer le présence du langage bien avant Homo Sapiens, il en est de même pour l’art, que l’on place désormais il y a 1 millions d’années.

C’est à partir de ces données que Jean-Pierre Dortier formule sa thèse. La première hypothèse est que l’apparition des silex taillés, il y a 2,6 millions d’années, prouve la présence chez leurs fabricants de capacités de représentation, parce que pour tailler une pierre, il faut anticiper le résultat obtenu. C’est le point principal de sa thèse, la représentation (qu’il appelle « idée ») est la faculté nécessaire à la réalisation des outils. Contrairement à la thèse de l’homo faber, elle n’est pas la conséquence de l’outil, elle lui préexiste, elle est nécessaire à sa réalisation. C’est par ailleurs ce qui distingue les facultés humaines de celles des singes. En effet, la particularité des idées réside dans ce qu’elles permettent de s’extraire du présent, du contexte immédiat. Cela se vérifie sans conteste avec les bifaces, apparus il y a 1 millions d’années, qui sont des pierres taillées en forme d’amande. Non seulement leur taille répond à un schéma étudié, mais elles sont souvent réalisées dans des matériaux qui n’étaient pas présent là où on a retrouvé des traces de leurs fabricants. Cela veut donc dire que la pierre avait été pensée par avance, mais aussi son matériau,  et le trajet pour y accéder.

Selon lui, c’est de cette capacité à émettre des idées que provient le langage, et là encore, pas le contraire. En effet, comme nous aurons l’occasion d’y revenir lors d’un prochain article, une thèse a eu cours, et a encore cours, selon laquelle la pensée serait le résultat du langage.

Les termes de représentation et d’idée étant vagues et sujets à de multiples définitions, voici la sienne :

« L’idée peut être une simple image mentale (distincte de l’image perçue par les yeux), un souvenir (distinct de la simple reconnaissance), un mot (distinct du simple signal), un concept abstrait (distinct des catégories perceptives), une « illumination » (distincte de la résolution pratique d’un problème). »

(2004, p. 139)

La distinction qu’il effectue renvoie à cette capacité d’extraction du présent, de formulation hors-sol. Ce pourquoi il ajoute :

« Cette aptitude à produire des représentations mentales particulières serait le propre de la cognition humaine. »

(ibid.)

 

Comment le langage est-il apparu ?

 

Pour Michael Corballis, psychologue, la plus ancienne forme de langage serait gestuelle. Pour  Merlin Donald, psychologue et neuroscientifique cognitif, elle serait mimétique, procéderait par imitation des bruits animaux et naturels. Cependant l’hypothèse la plus adoptée est celle du protolangage, développée par le linguiste Derek Bickerton. Tous s’accordent pour une apparition avec Homo Erectus, il a 2 millions d’années. Le protolangage renvoie à une caractéristique inhérente du langage, celle de mettre un sens sur un son. Ce sens est conventionnel, tous les français savent que le mot arbre renvoie à cet élément végétal constitutif de la forêt.  Le protolangage serait donc constitué de mots dotés de sens pour le groupe de personnes le parlant. Si ce type de langage est appelé protolangage, c’est que le langage a une deuxième caractéristique, qui est celle d’organiser les mots selon une grammaire. Reste donc à savoir pourquoi  le protolangage est-il devenu langage. Cette question est amplement débattue depuis la thèse de Bickerton, formulée en 1990. L’hypothèse de Jean-Louis Dessalles est que ce changement s’est effectué en raison d’une nécessité à argumenter, ce que le protolangage ne permet pas. C’est la raison pour laquelle il adopte l’explication politique, le langage est apparu pour repérer les menteurs. Il y a deux problèmes avec les recherches sur ce sujet. Le premier est qu’elles s’expriment dans un langage mathématico-linguistique complètement hermétique. Le second est que chaque explication met le primat sur un aspect, et qu’alors non seulement on se dit : bien, mais pourquoi pas autre chose ? Mais en plus, on a rapidement l’impression que ce n’est justement qu’un aspect, et qu’il est difficile de réduire le langage a cela. C’est enfin la raison pour laquelle la thèse de Jean-Pierre Dortier, plus large, semble plus réaliste, bien qu’elle ne dise rien des raisons de ce passage.

 

La question des origines du langage pose en filigrane la question des liens entre le naturel et le culturel. Le langage est une aptitude physique et biologique innée, qui ne peut se développer que par l’apprentissage, et qui se fonde sur une convention de sens, culturel lui aussi. Edgar Morin a le premier avancé l’idée –nommée plus tard – de coévolution. Il nous disait en 1973, dans Paradigme perdu, la nature humaine, que le processus complexe d’hominisation avait amené la nature biologique de l’homme à s’ouvrir à la culture, et la culture à prendre en compte les contraintes biologiques en son sein. Cette idée a été reprise, et notamment pour le langage, parce qu’elle permet de dépasser la dichotomie du langage disposition innée versus langage apprentissage culturel.  Pour Terrence W. Deacon, il y a eu coévolution cerveau-langage. L’augmentation de la taille du cerveau (600 cm3 il y 2,6 millions d’années ; 1500 cm3 chez Homo Sapiens) aurait permis le langage, qui lui-même aurait créé une nouvelle niche écologique, la culture. En se complexifiant, celle-ci aurait complexifié en retour le cerveau. Là encore la thèse est large, mais elle intéressante en ce qu’elle pose la question d’une autre manière, quand les questions en terme de nature/culture ont prouvé qu’elles n’offraient plus aucune réponse, si ce n’est prendre position au détriment de l’autre.

 

 

Notre aperçu s’arrête la.

 

Pour cet article, je me suis appuyé sur des documentaires :

Bernard Fabre, Les origines du langage, Crescendo Film, 2008.

Jean-Pierre Mirouze, Images et sciences du langage, Movimento Production, 2001.

 

Ainsi que sur les ouvrages suivants :

Jean-Louis Dessalles, Aux origines du langage, une histoire naturelle de la parole, Paris, Hermes Sciences Publications, 2000.

Jean-François Dortier, L’homme, cet étrange animal… Aux origines du langage, de la culture et de la pensée, Auxerre, Editions Sciences Humaines, 2004.

Steven Pinker, L’instinct du langage, Paris, Editions Odile Jacob, 1999.

 

Pour celles et ceux qui voudrait approfondir la question, je recommande les bouquins, plus à jour. Ceux de Jean-Louis Dessalles et Steven Pinker sont du côté de l’évolution biologique, mais ils sont plutôt accessibles, et Steven Pinker est drôle. Celui de Jean-François Dortier est plus large, mais très renseigné et pédagogique.

 

Pour celles et ceux qui préfèrent internet, les sites http://hominides.com  et http://lecerveau.mcgill.ca  sont très bien.

 

Je vous retrouve le mois prochain, nous creuserons les liens entre langage et cerveau, et aborderons leur développement chez l’enfa

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